La tragi-comédie de la rentrée sociale. > Lire en format journal Tout est en place. Les Français vont rejouer pour la énième fois l’une de leurs pièces favorites – la grande scène de la “confrontation sociale” – avec en premier point d’orgue la journée de manifestation contre le projet des retraites le mardi 7 septembre. Un spectacle de division étrange puisque sur le fond du dossier, cette fois, les protagonistes sont d’accord sur la nécessité de la réforme, nouvelle preuve de notre incapacité congénitale à forger un consensus à froid. Ce rituel protestataire relève en partie d’un registre ancien aujourd’hui dépassé, celui de la “pièce jouée d’avance”. >> Lire la suite…
Par Henri J. Nijdam La confrontation sur les retraites du 7 septembre prochain n’est en réalité qu’une mise en scène. Tout le monde au fond est d’accord sur la nécessité de réformer les retraites – et ce sans attendre – et de prendre en compte l’allongement de la durée de vie et de son corollaire, l’obligation de travailler plus.
Mais ce rituel protestataire, celui de la “manifestation”, traditionnel en France, s’il a eu un temps ses vertus – défouloir/exutoire -, est devenu archaïque dans sa forme et illustre bien la difficulté des politiques à exprimer à l’opinion des options claires. >> Lire la suite…
Réforme Woerth ou pas, le modèle de retraite à la française est à bout de souffle. > Lire en format journal La France détient sans doute le record du monde des rapports en tous genres expliquant comment sauver la retraite par répartition. Il y a eu deux passages à l’acte, la réforme Balladur de 1993 et celle de Fillon de 2003. Tous deux ont corrigé la trajectoire des déficits annoncés sans inverser la tendance. Le projet Woerth, troisième du genre, entend atteindre l’équilibre financier en 2018 grâce à plusieurs leviers. Le relèvement par paliers de l’âge légal de départ en retraite à 62 ans. Une durée de cotisation, pour la retraite à taux plein, qui passe à 41,5 ans en 2020. Un alignement du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé en dix ans. Des taxes nouvelles à hauteur de 3,7 milliards d’euros. >> Lire la suite…
Pourquoi la haute administration se prive-t-elle des brillantes compétences du privé ? > Lire en format journal Deux poids, deux mesures. S’il est relativement facile pour un haut fonctionnaire d’aller pantoufler dans le secteur privé avec un meilleur salaire et une garantie de retour, il est en revanche risqué et compliqué pour un cadre dirigeant de prétendre servir l’Etat ou les collectivités locales. La haute fonction publique rechigne à accueillir des trublions venus de l’entreprise et les rares candidats réfléchissent à deux fois avant d’accepter baisse de revenus et précarité d’un contrat à durée déterminée, notamment par les alternances politiques. Pourtant le service public aurait tout à gagner, s’il veut se moderniser, à bénéficier de l’expérience et du pragmatisme de ceux qui ont déjà conduit des réformes et se sont engagés sur des objectifs. D’autant que les transfuges potentiels cherchent sincèrement un nouvel environnement et une autre forme de création de valeur. >> Lire la suite…
“Redorer l’image de l’avocat” > Lire en format journal De quelques solutions pour améliorer la profession d’avocat. Ayant fait de son expérience dans les high-tech le coeur de ses compétences et de son métier, Maître Christiane Féral-Schuhl compte bien s’en servir comme d’un levier pour insuffler de la modernité à cette profession qui va devoir gagner le pari de la dématérialisation des actes. Depuis son bureau de bois blond rue Royale, elle pilote donc sa campagne, forte de son expérience sur les aspects les plus avancés de sa profession. A condition de ne pas en faire un prisme monochrome qui lui ferait négliger les autres enjeux du métier d’avocat, son programme multifacette répond aux multiples interrogations actuelles des avocats. Il faudra attendre l’élection du futur bâtonnier en novembre prochain pour savoir si la majorité des 22 000 avocats s’est approprié ses solutions. >> Lire la suite…
“Le marketing est d’abord une dialectique entre un producteur et un consommateur” > Lire en format journal Réflexion sur la vocation de la fonction marketing et au sens que lui donnent ses professionnels à l’heure de la “démocratisation”. “Le marketing est d’abord une dialectique entre un producteur et un consommateur”, affirme Thierry Maillet, consultant en marketing et auteur d’un essai consacré à l’histoire de cette discipline. Fort de son expérience, il observe toutefois que dans ce jeu bien vivant entre producteurs et consommateurs, les seconds ressortent le plus souvent gagnants. “Les sociétés ont beau mettre de plus en plus d’argent, les consommateurs restent les plus intelligents.” Ce constat pourrait passer pour un aveu de faiblesse, pas chez Thierry Maillet qui le prend comme une invitation à réfléchir en profondeur sur le sens de son métier. >> Lire la suite…
Les nouvelles réglementations donnent un coup d’arrêt à la filière de l’éolien. > Lire en format journal Eolien de terre, de mer, gisement de vent important, technologie performante… l’éolien avait tout pour se sentir pousser des ailes en France. Entre le réchauffement climatique et le tarissement des énergies fossiles, les énergies renouvelables sont une alternative idéale, car inépuisable. Pourtant, la filière est prise dans une nasse procédurière inextricable, renforcée par le “Grenelle II”. Les opérateurs, perplexes, dénoncent l’incohérence ainsi créée, car, si la France veut atteindre en 2020 son objectif de 23 % d’énergie renouvelable dans le total énergétique consommé, elle doit développer l’éolien. >> Lire la suite…
La sécurisation des échanges électroniques, reste le véritable enjeu de la dématérialisation. > Lire en format journal Certifications, horodateurs, archiveurs, autorité de gestion de preuve, tiers de confiance… Pour que les administrations et les entreprises soient plus enclines que jamais à rechercher la dématérialisation de documents, régulateurs et prestataires de sécurité redoublent d’imagination. La normalisation de ces mécanismes de sécurisation va bon train. Ne restent plus que les barrières psychologiques à abattre. >> Lire la suite…
Quelques conseils salvateurs pour reprendre et redresser une entreprise en dépôt de bilan. > Lire en format journal Cessation de paiement, règlement judiciaire, dépôt de bilan. Les termes ne manquent pas pour désigner une société en difficulté placée sous la protection et la responsabilité d’un tribunal de Commerce. Trois plans sont alors possibles: continuation, cession, ou liquidation. Sa survie peut alors dépendre d’un repreneur – qu’il rachète la société, ou simplement ses actifs et une partie de son passif. Charge alors à ce dernier de se poser les bonnes questions: Pourquoi et comment faire mieux ? Comment disposer des bonnes informations ? Quelles ressources devront être injectées dans la société ? Comment convaincre le tribunal ? Etc.
Passage en revue de quelques avis éprouvés sur le sujet. >> Lire la suite…
Les retraites chapeaux conservent toute leur utilité malgré les abus récents et, par conséquence, leur nouvelle fiscalité. > Lire en format journal Régimes de base, régimes complémentaires et sur-complémentaires, prestations définies et cotisations définies. La mauvaise image des retraites chapeaux, liée aux récents abus, ne remet cependant pas en cause leur utilité. Et la nouvelle fiscalité mise en place ne diminue pas pour autant leur intérêt, que ce soit pour l’entreprise ou ses bénéficiaires. Destinées à compenser l’écart entre les rémunérations salariales et le niveau des retraites obligatoires, elles concernent près de 1,5 million de salariés du privé. Elles jouent également un rôle important dans la gestion des ressources humaines, que ce soit pour attirer, fidéliser ou récompenser dirigeants et cadres supérieurs. Sans oublier néanmoins que l’obligation, pour en bénéficier, d’achever sa carrière dans l’entreprise leur donne un caractère de plus en plus aléatoire dans une période de mobilité croissante. >> Lire la suite…
Les réseaux sociaux, une force d’appui, pas une panacée. > Lire en format journal LinkedIn, Viadeo, Weavlink, Facebook, Jobmeeter, etc. Les réseaux sociaux professionnels investissent le quotidien des cadres et managers de tous secteurs. Ils offrent une visibilité sans précédent, permettent un contact permanent avec une foule de confrères ou collaborateurs, si bien que les entreprises scrutent désormais en détail ces plates-formes pour le recrutement. Mais ces supports sont-ils efficaces si l’on souhaite dénicher un profil de responsable véritablement adapté à son entreprise ? Malgré l’essor des réseaux sociaux, les cabinets de chasseurs de têtes et les cabinets de recrutement de dirigeants affichent de bonnes perspectives économiques. Preuve que le recrutement de hauts potentiels ne s’improvise pas encore. >> Lire la suite…
Le marché offre de nouvelles perspectives aux petits annonceurs. > Lire en format journal Gadget ou objet utile ? Prix bas ou qualité ? Budget annuel planifié ou dépenses ponctuelles lors des opportunités ? Autant de questions à se poser pour des PME qui, malgré un contexte de marché difficile, – en l’occurence un yoyo du prix des objets et textiles publicitaires -, continuent de plébisciter ce type de produits. Et pour cause : ils restent un média de communication attractif. Et ce d’autant plus que les progrès technologiques ouvrent les perspectives d’une variété et d’une créativité nouvelles pour des petits annonceurs qui, jusqu’à maintenant, ne pouvaient pas se le permettre. >> Lire la suite…
Avec une Martine Aubry gagnante face à Sarkozy, le champion des sondages du FMI n’a plus “l’obligation” de se présenter. > Lire en format journal
Par Sylvie Pierre-Brossolette Le principal débat du Parti socialiste va désormais tourner autour du “couple” Aubry-DSK. Lequel sera le candidat du PS, quand la situation se décantera-t-elle, ont-ils intérêt à dévoiler leurs batteries le plus tard possible, sur quel critère se départageront-ils, puisqu’ils ont toujours l’intention de ne pas se présenter l’un contre l’autre ? Des éléments de réponse viennent d’être fournis par le dernier sondage Sofres pour le Nouvel Observateur. Les excellents résultats pour la gauche à la présidentielle à la fois simplifient et compliquent la situation. Côté simplification : on sait que le PS dispose de deux candidats gagnants aujoud’hui, Martine Aubry avec trois points d’avance sur Nicolas Sarkozy lors d’un second tour et Dominique Strauss-Kahn avec une marge spectaculaire de 9 %. >> Lire la suite…
Un peu trop tôt pour le dire. La seule certitude, c’est qu’elle a réussi les universités d’été de la Rochelle.
Par Michèle Cotta Images d’unité retrouvée, leaders souriant à la tribune, quel chemin parcouru parla première secrétaire du PS depuis le désastreux congrès de Reims, où elle obtint de justesse la majorité, après le retrait de Bertrand Delanoë, à qui l’on donnait le plus de chances et avec le soutien efficace de Laurent Fabius et de celui qui était son principal lieutenant à l’époque, Claude Bartolone ! Ce pari, du moins est gagné : les leaders socialistes ont désormais assez de sagesse pour éviter d’étaler publiquement leurs divergences. Reste… tout le reste. C’est-à -dire le programme, le (ou la) candidate.
Le programme : il ne suffit plus au PS d’attaquer tous azimuts l’action et le comportement de Nicolas Sarkozy.
L’Amérique frise la panne. Les marchés se déballonnent. Sarkozy s’essaye au poker. > Lire en format journal
Par Henry Lauret Pour qui aurait zappé, bref retour sur image : la grenouille s’étant faite plus grosse que le bœuf, la Chine s’est métamorphosée en deuxième puissance économique planétaire. Au palmarès du PIB, Pékin triomphe de Tokyo mais l’Empire reste loin, bien loin, des critères de revenus par tête en vogue à l’Ouest et dans l’archipel nippon. Drôle de drame au pays du Soleil-Levant : le yen ne cesse de prendre de la hauteur contre euro et dollar, les pouvoirs publics ne sachant plus comment enrayer cette mécanique monétaire infernale. On a eu l’euro fort. Voici le yen superstar qui menace de gripper le moteur des exportations et donc le pays tout court. “Un désastre”, soupire Tokyo. Sans export, c’est sûr qu’on ne donne pas cher d’un Japon à peine sorti de quinze années de stagnation/déflation et qui recherche son équilibre. >> Lire la suite…
Faut-il, et peut-on réguler les marchés et les prix des matières premières ? > Lire en format journal
Par Philippe Delmas Le mythe de Sisyphe contient l’essentiel de l’économie des matières premières (sans compter l’objet lui-même : un rocher !). Le héros n’en a jamais fini, il revient sans cesse à la case départ et se trouve dans cet enfer pour avoir été rusé au point de tromper la mort elle-même.
Ainsi sont les produits de base. Souvent promis à une extinction progressive mais qui est une ligne d’horizon, ressources pleines de promesses ambigües pour leurs détenteurs et éludant toute l’ingéniosité mise à ordonner leurs marchés.
Périodiquement revient le désir de trouver enfin un remède à cette situation. Les motivations sont rarement altruistes mais néanmoins pertinentes. >> Lire la suite…
Le repli d’Irak répond à un impératif : renforcer des troupes occidentales à la peine en Afghanistan et sur les frontières pakistanaises. Là se joue véritablement la lutte contre le terrorisme et Al-Qaïda. > Lire en format journal
Par Pascal Lorot C’est en fanfare et sous les caméras des télévisions du monde entier que les dernières troupes combattantes américaines se sont retirées de l’Irak en cette fin du mois d’août. Après sept années et demie de présence entre Tigre et Euphrate, la mission combattante se termine donc. Ce désengagement promis par le président Obama ne marque toutefois pas la fin de la présence américaine en Irak. Quelque 56 000 soldats y sont toujours présents. Ils devraient y rester jusqu’à la fin de l’année 2011 et être chargés de tâches d’instruction et d’encadrement de l’armée nationale irakienne. >> Lire la suite…
Quand un français s’engage à donner la moitié de sa fortune, estimée à 7 milliards $. > Lire en format journal “Notre point de vue est assez simple : nous avons plus d’argent que notre famille en aura jamais besoin. Il n’y a aucune raison de le conserver dans un coffre alors qu’il peut être utile aujourd’hui pour résoudre les problèmes les plus graves de notre temps.” Pierre Omidyar, fondateur de la société eBay au milieu des années 1990, fait partie des mille milliardaires que compte la planète en 2010 selon le magazine Forbes. En juin dernier, il s’est engagé avec son épouse Pamela à donner plus de la moitié de sa fortune, estimée à plus de 7 milliards de dollars, à des œuvres philanthropiques et caritatives ! >> Lire la suite…
Les instituts Confucius se revendiquent ouvertement comme une application de la théorie du “soft power”.
Par Philippe Barret > Lire en format journal Les Chinois ne dédaignent pas de se référer à Joseph Nye et à sa théorie du “soft power”. Ils considèrent en effet, comme le directeur de l’institut des relations internationales de Harvard, que le pouvoir culturel est le complément indispensable du pouvoir économique.
C’est dans cet esprit qu’ils ont créé, en 2004, les instituts Confucius, en se référant explicitement à l’Alliance française. >> Lire la suite…
Histoire de ne pas laisser le monopole de l’intermédiation aux seuls Asiatiques. > Lire en format journal C’est sans doute l’une des facettes les moins connues du maire de Neuilly, “tombeur” à la surprise générale du candidat sarkoziste. Jean-Christophe Fromentin partage rigoureusement ses journées entre des missions relevant du public pour la mairie et d’autres, relevant du privé, pour sa société “Export Entreprises”. Voilà une vingtaine d’années qu’avec son associé Etienne Vauchez, il accompagne les PME dans leurs missions export grâce à ses bases de données hyper-renseignées. Au-delà des formalités des pays du monde entier, il propose des informations détaillées sur moult produits. “Je suis capable de renseigner un exportateur de tasses à café sur les données stratégiques du marché au Chili, par exemple : les produits de la concurrence, leurs tarifs, les frais et taxes à prévoir.” >> Lire la suite…
Par Pierre Kosciusko-Morizet Cet été 7 français sur 10 envisageaient de se connecter à Internet, comme le constate une étude estivale de Mediaprism Group, avec une proportion qui dépasse les 84% chez les cadres supérieurs. Autant dire que les vacances sans Internet semblent appartenir à un temps révolu. Pour preuve les publicités qui précisent la possibilité de se connecter sans fil voire même d’avoir accès à un PC connecté, aussi bien à l’hôtel qu’en chambre d’hôtes ou au camping. Près d’un Français sur deux ont prévu d’emporter son ordinateur avec lui sur son lieu de vacances (57% chez les cadres supérieurs). Une majorité considère que c’est pratique, voire les deux tiers des cadres supérieurs et des 18-24 ans… >> Lire la suite…
Jusqu’où les économistes peuvent-ils élargir leur champ d’intervention ? > Lire en format journal Est-ce de la sociologie ? De la psychologie ? De l’anthropologie ? L’attribution du dernier prix Nobel d’économie à Elinor Ostrom a laissé la plupart des économistes perplexes. “Très peu connaissaient ses travaux, explique Eloi Laurent, économiste à l’OFCE. Tout le travail d’Ostrom est d’observer sur le terrain plutôt que par construction de modèles abstraits. Elle a, en l’occurrence, étudié comment des communautés parviennent à vivre d’une ressource qu’elles entretiennent, par la définition de règles justes de coopération.” Inédit ! L’audace des sages qui, dans le passé, avaient couronné nombre d’économistes très orthodoxes, comme Milton Friedman, exprime la rupture en cours. >> Lire la suite…
Quand on est, d’une certaine façon, maitre du monde, a-t-on encore envie d’être Président de la République française ?
Par Michèle Cotta Est-ce, fréquentant tous les puissants, imposant sa loi à la Grèce et à l’Irlande, évoquant dans un allemand parfait la réussite économique de l’Allemagne avec Angela Merkel, recevant l’accolade de Barak Obama, à l’aise dans toutes les circonstances, ferme dans sa mission et libre vis-à-vis de tous, qu’aurait à gagner Dominique Strauss-Kahn à s’opposer à Nicolas Sarkozy dans une campagne présidentielle qu’il n’est pas sûr de gagner ? Car les sondages actuels, dans lequel il écraserait au deuxième tour le Président actuel, ne sont pas gravés dans le marbre : DSK sait que le PS en général, et lui en particulier, profitent du rejet de Nicolas Sarkozy par une partie de ceux qui l’ont élu en 2007. >> Lire la suite…
Révélateur d’une solidarité civile qui a toujours existé, et d’une solidarité institutionnelle appelée à diminuer ? > Lire en format journal Lancé par Martine Aubry, le care – prendre soin des autres – connaitra-t-il sa traduction à la présidentielle de 2012, comme jadis “la fracture sociale” de 1995, ou encore le “travailler plus pour gagner plus” de 2007 ? Le care n’est-il que de gauche ? Avec sa théorie du “conservatisme compassionnel” destinée à “réparer la société” et à promouvoir grâce à la société civile une “société de bien-être”, le leader tory David Cameron ferme la page des années Thatcher. Une partie de l’UMP s’intéresse à ce care de droite libérale. Le marché lorgne lui-aussi sur ce concept qu’il comprend comme un vaste marché des services à la personne, et la mise en évidence du véritable patrimoine caché, celui des solidarités civiles, des familles et des relations intergénérationnelles. >> Lire la suite…
Par Henri J. Nijdam Le Care répond-il à un véritable enjeu, celui d’une nouvelle forme de solidarité civile, ou n’est-ce qu’un simple enjeu de politiques en mal de projet, une sorte de fumigène de foire aux bons sentiments ? Le révélateur d’un patrimoine caché de la solidarité nationale, et plus particulièrement familiale, qui a toujours existé – mais dont tout un chacun ne bénéficie pas forcément -, ou bien, au contraire, une sorte de gadget et de mot-valise favorisant toutes les formes de hold-up marketing ? Que ce soit de gauche ou de droite.
Les éditeurs à la recherche de la juste rémunération des articles utilisés en entreprise. > Lire en format journal Le numérique a provoqué une augmentation de la consommation d’articles de presse à l’unité dans les entreprises. Les éditeurs de presse n’en profitent pas. La consommation de panorama – par extension de contenu numérisé des journaux en entreprise – s’accroît plus vite que la rémunération des éditeurs. Comment valoriser justement cette information dématérialisée ? Actuellement, des sociétés très diverses offrent aux entreprises des abonnements aux publications dématérialisées selon des modalités et des tarifs totalement différents. >> Lire la suite…
“Pour mener à bien des réformes, la seule solution est de jouer cartes sur table” > Lire en format journal Un appel à la lucidité face au “retour de l’Etat” par un économiste libéral “nouvelle vague”. “Le besoin d’Etat ne doit pas nous conduire à s’en remettre à lui aveuglément.” Cette recommandation d’inspiration libérale est lancée par un économiste de la génération montante, David Thesmar, professeur de finances à HEC. Un appel à la prudence fondé sur un constat qui se veut lucide : les hommes politiques et les bureaucrates n’agissent pas comme on voudrait le croire pour le bien commun. Ou en tout cas pas uniquement pour l’intérêt général. Soumis comme tout un chacun à des “intérêts” particuliers – la volonté de se faire réélire pour les premiers, le souci de progresser dans la carrière pour les seconds –, les dirigeants publics agissent aussi pour leur propre compte. >> Lire la suite…
“Les vraies missions de l’UNEDIC” > Lire en format journal L’ancien négociateur de la CFDT cherche à se positionner sur le terrain stratégique de l’aide à la décision des partenaires sociaux, et à marquer son autonomie face à l’Etat. En vertu du principe de la présidence tournante entre partenaires sociaux, c’est la CFDT, par l’intermédiaire de Gaby Bonnand, qui a pris les manettes de l’Unedic nouvelle formule. Allégée de ses fonctions administratives depuis le regroupement de l’Assedic dans Pôle emploi, l’Unedic peut se recentrer sur son cœur de mission. La responsabilité de la gestion financière des cotisations est toujours d’actualité. Gaby Bonnand entend, en plus, renforcer le suivi des mesures d’indemnisation et d’accompagnement, et surtout la préparation des négociations entre partenaires sociaux. La tâche est difficile. >> Lire la suite…
Les collectivités ont tout à gagner à intervenir dans les problématiques d’immobilier d’entreprise. > Lire en format journal Subventions, société d’économie mixte (SEM), participations croisées, pépinières ou hôtels d’entreprise. Pour aider les TPE/PME à s’installer sur leur sol, les modalités d’intervention des collectivités locales en matière d’immobilier sont légion. Pourtant, elles ne sont pas toujours valorisées à la hauteur des enjeux, l’action publique hésitant à investir cette facette du développement économique d’un territoire. Or, les besoins sont pléthoriques et les bienfaits d’une aide directe, indirecte ou avec des partenaires par les collectivités sont nombreux. >> Lire la suite…
Les entreprises françaises ont encore beaucoup à apprendre de leurs consoeurs européennes en matière de team-building. > Lire en format journal Technique du “metaplan” allemand, convivialité professionnelle anglaise… les entreprises françaises auraient encore beaucoup à apprendre de leurs consœurs européennes en matière de motivation des collaborateurs. Du fait d’une relation tendue entre managers et collaborateurs, les efforts entrepris lors des séminaires de team building, qui deviennent toujours plus déterminants, voient leur impact limité. Quelques bonnes pratiques sont à glaner au-delà des frontières hexagonales. >> Lire la suite…
Le directeur des services généraux désormais au coeur de l’action économique, sociale, et environnementale de l’entreprise. > Lire en format journal Economique, sociale, environnementale… la fonction du directeur des services généraux (DSG) est multiple et en perpétuelle évolution. Crise oblige, la mission doit être assurée de façon optimale avec un budget de plus en plus restreint. Certaines entreprises, dans un but d’économies, en viennent à externaliser la fonction auprès de cabinets d’optimisation des coûts. Mal leur en prend, car le DSG moderne est devenu central en interne, lien incontestable entre la DG, la RH et les collaborateurs.
“Les années 80 ont consacré le directeur commercial, les années 90 le directeur des achats. En 2010, le responsable des services généraux devrait connaître une valorisation identique de sa fonction”, explique Patrick Hett, dirigeant fondateur de l’entreprise Kimoce, qui propose des solutions logicielles pour la gestion des infrastructures, des services et de la relation clients. >> Lire la suite…
Franchise directe ou master-franchise, joint-venture et succursales, c’est selon. > Lire en format journal Franchise directe, master-franchise, joint-venture, succursales. Le développement à l’international d’un nouveau concept et de son business model amène chaque opérateur à s’interroger sur le choix de la meilleure solution. D’autant plus qu’à chaque pays correspondent des spécificités légales, immobilières ou financières. Développer en direct sous forme de succursale, s’associer en joint-venture, master-franchiser ou franchiser en direct ? Chaque solution présente ses avantages et ses contraintes, qu’il s’agisse d’investissement, de partage de risque, ou de contrôle dans la mise en oeuvre du modèle. >> Lire la suite…
Il est un personnage dans la vie politique dont on parle peu, mais qui pèse beaucoup sur les orientations de la majorité et de l’opposition. > Lire en format journal
Par Michèle Cotta Ce personnage est une femme : il s’agit de Marine le Pen. On pensait qu’après son père, c’en serait fini d’une extrême droite forte et en large partie populaire. C’est tout le contraire qui se passe : jamais sans doute le Front National n’a été plus redoutable, aux yeux de Nicolas Sarkozy comme de Martine Aubry. Car Marine Le Pen a repris à son compte les thèmes préférés de son père, les outrances, volontaires ou pas, en moins. Très efficace devant les micros et les caméras, avec sa voix basse, un peu rauque, qui donne à ses propos une rare énergie, elle avance pas à pas depuis des années. La voilà aujourd’hui qui, de l’ombre dont elle s’est longtemps contentée, surgit en pleine lumière.
Il semblerait que le Président ait périodiquement quelques accès d’humeur contre son Premier ministre.
Par Michèle Cotta
Il se pourrait bien aussi qu’il ne manque pas de gens à l’Elysée pour souligner les divergences entre les positions des deux hommes. Gloser sur les énervements de l’un ou de l’autre, disserter sur la différence de comportement, évidente, entre le Président et le Premier ministre n’apporte néanmoins pas grand-chose aux difficultés auxquelles la double tête de l’exécutif est soumise.
Car, des difficultés, en cette rentrée, il y en a, et plus d’une.
Par Sylvie Pierre-Brossolette Une stratégie échoue, on n’a guère que deux choix : l’abandonner ou la pousser à fond. C’est la seconde solution qu’a choisie Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, à ses risques et périls. Il joue en effet à quitte ou double. Côté pile : il peut récupérer un électorat déçu par le manque de résultats en matière de délinquance. Côté face : il risque de hérisser les citoyens modérés et de valider le vote Front national en épousant ses thèses. Il n’avait sans doute pas le choix que de pratiquer la surenchère au moins verbale. La persistance des violences urbaines et incivilités contre les personnes lui faisait perdre une clientèle populaire qui avait cru qu’enfin un responsable politique prendrait le problème à bras-le-corps. >> Lire la suite…