L'éditorial

Croissance verte

Faut-il croire, et faut-il y croire ?
On est en effet autant dans l'idéologie et la croyance que dans l'économie et la politique.

Croire, c’est adhérer à une idéologie. Celle du progrès comme seul en mesure de concilier l’inconciliable, permettre à l’humanité tout entière de continuer à se développer “pour répondre aux besoins du présent — et ils ne manquent pas —, sans compromettre la capacité des générations futures”. Mais aussi à celle de la responsabilité, et faire sienne la phrase de Saint-Exupéry : “Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.”
Y croire, c’est accepter l’idée que l’économie verte constitue un formidable relais de croissance et de sortie de crise pour nombre d’industries. Ainsi qu’un atout pour les pays développés qui savent jouer la carte de la “R&D”.
Y croire, enfin, c’est continuer d’espérer dans la capacité des politiques de tous bords et de tous pays à adopter une position commune, au-delà des intérêts de chacun.

Henri J. Nijdam

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Le nouvel Economiste du 22 octobre 2009 - N°1494 – © Nouvel Economiste 2009