Dossier Economie Sociale
Dossier Economie Sociale
Services à la personne Les vertus méconnues du statut coopératif, particulièrement bien adaptées aux attentes de l'économie sociale et solidaire. |
Il n'est pas inutile de rappeler les vertus du statut coopératif, créateur de cohésion et de légitimité par le travail. Un statut dont les valeurs démocratiques d'éthique et de solidarité sont particulièrement bien adaptées à l'économie sociale et à l'environnement. Et plus particulièrement au secteur des services à la personne (SAP), qui avec 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 10% de croissance en 2008, ne connaît pas la crise.
Un statut qui est dans l'air du temps, malgré les limites qu'il impose en matière de rémunération et de gestion de la décision collective.
Par Silvia Nogueira Pereira
Tous les indicateurs sociologiques vont dans ce sens : les services à la personne (SAP) sont un secteur d’avenir. En effet la moyenne de l’espérance de vie est passée de 74 ans en 1980, à 79 ans en 2004, pour atteindre 84 ans en 2050. En 1999, le nombre de personnes vivant seules dépassait déjà les 7 millions, dont 3 millions de personnes de plus de 65 ans. En outre, le taux d’activité des femmes a progressé de 23 % sur les 30 dernières années pour atteindre 81 % aujourd’hui. Résultat : 100 000 nouveaux emplois par an depuis 2006. “En novembre 2007 la première édition du Salon des SAP a réuni 18 000 visiteurs. Depuis, la fréquentation explose”, remarque Marie-Pierre Doré, cofondatrice du Salon des services à la personne qui se tiendra les 19, 20 et 21 novembre 2009 porte de Versailles. La manifestation s’adresse aux particuliers demandeurs, aux associations mais aussi aux entrepreneurs, tant le secteur semble dynamique.
Un eldorado néanmoins relatif
Une évolution qui a été fortement impulsée par des initiatives gouvernementales, mais qui peut avoir des effets pervers. Nicole Chiche dirige Prems Domiance, une des premières entreprises coopératives de services en Ile- de-France. Pour elle, il y a encore beaucoup à faire pour professionnaliser le secteur. “La médiatisation des SAP a donné lieu à la création de beaucoup de petites structures. A un moment on a eu le sentiment d’un manque d’encadrement et certains agréments obligatoires ont peut-être été attribués un peu vite”, analyse-t-elle, avant de concéder tout de même qu’une régulation naturelle du marché s’est opérée. “Mais aujourd’hui nous voudrions qu’il existe davantage de centres de formation pour qualifier notre personnel et lui permettre d’évoluer. Nous avons souvent des personnes non qualifiées qui arrivent en séance de recrutement auxquelles nous devons expliquer qu’elles ne peuvent pas garder des enfants, ou s’occuper de seniors ou de personnes handicapées. Beaucoup d’entre elles aimeraient faire autre chose que du ménage. La question non résolue de la professionnalisation reste une grande déception pour nous.” L’image d’eldorado véhiculée par les nombreuses campagnes de communication se révèle donc un peu illusoire, tant pour les entrepreneurs et leurs intervenants que pour les utilisateurs. Les problématiques humaines et économiques restent à régler. “Notre principale difficulté de gestion reste le turn-over du personnel, ajoute Nicole Chiche. La majorité des effectifs voudrait travailler à temps plein, ce qui est légitime et humain. Mais dans notre secteur les missions sont de courte durée, 3 heures en moyenne, et essaimées sur un territoire vaste. L’idéal serait d’être totalement polyvalent.” Mais il y aura toujours la limite des déplacements. S’ajoute également celui des tarifs. Malgré les efforts gouvernementaux depuis 2005, le travail dissimulé pourrait représenter pas moins de la moitié de l’activité des SAP. La mesure de défiscalisation n’a pas eu l’effet escompté parce qu’elle suppose une avance de trésorerie sur 11 mois pour le client. Ce n’est pas encore la grande majorité de la population qui peut se le permettre.
Les valeurs de la coopérative reviennent au goût du jour
Si les SAP sont en plein essor, il s’agit également d’un secteur en mutation. Ces activités, longtemps restées concentrées dans le cadre associatif dont 44 % des emplois relevaient en 2006 du champ de l’action sociale (aide à domicile, accueil des personnes âgées et handicapées, crèches et garderies), tendent désormais à se développer par le biais de sociétés coopératives. “Historiquement en France l’action sociale est plutôt un domaine associatif. Mais par exemple en Italie, c’est plutôt coopératif”, constate Caroline Naett, directrice du Groupement national des coopératives. Le secteur des SAP reste donc essentiellement l’apanage de l’économie sociale et solidaire. Rien d’étonnant lorsqu’on considère la transversalité du thème de la solidarité que partagent le statut coopératif et la fonction première des services à la personne. Pour Caroline Naett, ce regain d’intérêt pour les “coop” est aussi une question de contexte. “Jusque dans les années 80, les coopératives étaient un modèle très répandu en France, mais quelques faillites très médiatisées conjuguées à la naissance de l’économie de marché, ont un peu “ringardisé” ce système. Ces dernières années,
l’idée d’entrepreneuriat collectif n’était pas du tout à la mode. La crise financière et la prise de conscience concernant l’environnement ont contribué à remettre au goût du jour les valeurs de la coop.” Une des missions du GNC est ainsi de promouvoir et de faire connaître les coopératives encore méconnues du grand public. Peu de gens savent par exemple qu’ils font appel à un service coopératif lorsqu’ils utilisent un Chéque Déjeuner. L’autre mission du GNC consiste à inciter les grandes écoles et les universités à proposer un enseignement spécialisé en droit des coopératives. Car il existe plusieurs types de “coop”. Les plus répandues étant les SCOP (sociétés coopératives de production) et les SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif). Et depuis le 24 juin 2009, il est aussi possible de créer une SCE (société coopérative européenne).
L’antinomie de l’entreprise capitaliste
Toutefois, du point de vue de l’économie moderne, ce type de sociétés présente une longue liste d’inconvénients. En premier lieu, la moelle épinière de la coopérative reste la démocratie. Chaque salarié détient une voix pour élire un conseil d’administration et les décisions sont prises en commun. Un exercice complexe pour les sociétés qui comptent beaucoup de salariés. Il y a ensuite le problème des rémunérations. “A poste égal dans une coop et une société de droit commun, les écarts de salaire ne sont pas si importants, confie Caroline Naett, mais il est vrai que dans une coop, l’écart est moins grand entre le plus petit et le plus grand salaire.” Enfin, et c’est surtout en cela que repose l’antinomie avec l’entreprise capitaliste, les coopératives ne rémunèrent pas le capital, et leur statut ne permet pas la titrisation. Pas de bonus, pas de stock-options. La loi impose l’affectation des bénéfices. Une part de 45 % en moyenne est affectée à un fonds de développement. Dans le cadre d’un accord de participation, une “part travail” peut être attribuée aux salariés. Et une dernière part peut éventuellement être affectée au versement de dividendes mais elle ne peut être supérieure à l’une des autres parts. L’intérêt est clair pour les actionnaires, qu’il convient d’appeler sociétaires ou coopérateurs, puisque le fait d’avoir une voix de vote égale, quel que soit leur rang hiérarchique, leur permet d’assurer la pérennité de l’entreprise, et donc de préserver leur emploi. Mais le bénéfice que peut en tirer l’entrepreneur est moins évident.
Les salariés au centre de l’activité économique
Pourtant, chacun à leur façon, les leaders de sociétés coopératives arrivent à tirer avantage de ce qui semble être un système plutôt en faveur des salariés. Pour la plupart d’entre eux, ces inconvénients tiennent plus de l’image d’Epinal que de réelles contraintes. “Notre système a des inconvénients, convient Frédéric Massot, président du CJDES (Centre des jeunes, des dirigeants, des acteurs de l’économie sociale), mais pour moi la principale difficulté vient du fait que comme on a moins l’habitude de créer des coopératives cela peut paraître plus compliqué. Prendre le temps de gérer l’avis de chacun dans une société où tout va toujours plus vite, c’est difficile mais c’est ce qui fait notre force. Je ne veux pas faire une hiérarchie dans les valeurs coopératives mais la démocratie et la légitimité par le travail, par exemple, sont des points extrêmement positifs. Quand vous pensez que l’actuel président de la Macif a commencé comme simple rédacteur, c’est motivant.” Pour Nicole Chiche, le système produit aussi des solutions plus pragmatiques. “Pour nous il était capital de limiter le problème du turn-over de personnel, raconte la présidente de Prems Domiance, parce qu’il est difficile d’établir une relation de confiance avec un client si l’intervenant change tous les six mois. C’est ce qui nous a confortés dans l’idée qu’il nous fallait un statut coopératif. Faire participer nos salariés à la vie et aux choix de l’entreprise nous a permis de réduire le taux de turn-over. Bien sûr, ce système démocratique a supposé au départ une démarche pédagogique. Mais globalement aujourd’hui ce qu’il ressort de cette expérience c’est que nos intervenants se sentent beaucoup plus responsables.” Jean-Paul Penel, directeur de VYSC, une société de services à la personne, et cofondateur de Greencoop, un réseau de coopératives concernées par le développement durable, a lui fait le choix de la SCIC pour de nombreuses raisons. “J’ai démarré dans le secteur des SAP avec un statut associatif, raconte-t-il. Avec
l’évolution de l’activité j’ai opté pour ce statut qui comporte de nombreux avantages par rapport au statut associatif : l’apport d’un capital, la capacité d’emprunt, la possibilité de faire de la publicité, la récupération de la TVA, et l’exonération des taxes sur les salaires.” Mais tout n’est pas facile. Dans le secteur des SAP il faut un grand volume d’heures pour arriver à un équilibre financier. Une structure seule a du mal à supporter les charges fixes. D’où sa création de Greencoop qui va permettre à d’autres coopératives de partager ces charges. “Depuis la crise, le public a pris conscience que le capital avait pris le pas sur l’humain et avait plongé l’économie dans un gouffre. Aujourd’hui, on redécouvre la société coopérative avec son éthique et ses valeurs démocratiques, l’association des salariés au capital de leur entreprise qui en fait un modéle de société durable où les salariés se retrouvent au centre de l’activité économique”, s’enthousiasme-t-il. En effet chaque salarié-associé peut se sentir plus proche, motivé et responsable de la bonne marche de la société dont il détient une partie du capital, qu’un simple salarié qui ne perçoit qu’un salaire et qui peut être licencié du jour au lendemain. Un esprit qui correspond mieux aux exigences du secteur des SAP. “Si l’on regarde ce que font nos voisins en la matière, le développement des coopératives en France a du retard à rattraper. D’ailleurs, l’UE facilite le développement des activités transnationales des coopératives en tenant compte de leurs spécificités et en les dotant d’instruments juridiques adéquats”, observe Jean-Paul Penel.
Un bon équilibre entre pérennité de l’entreprise et exigence du corps social
Les coopératives ne séduisent pas seulement le secteur des services à la personne. Charles-Henri Montaut dirige UTB, une société de bâtiment qui compte un peu moins de 300 sociétaires. Pour lui le système a fait ses preuves. “Le fonctionnement est souvent présenté comme compliqué, mais c’est une image erronée. Sur le plan politique nous n’avons pas trouvé mieux que la démocratie pour gouverner un pays. J’ai plutôt tendance à penser que ce système est un atout dans une entreprise. Surtout en termes de management, parce que cela donne une légitimité très forte. Ce dont je suis témoin également, c’est qu’il existe une sorte de sagesse collective. On a beaucoup plus à cœur la défense de l’emploi, et cela crée un bon équilibre entre pérennité de l’entreprise et exigence du corps social.” Une vision qui peut aller encore plus loin. Julien Noé est le directeur adjoint et co-fondateur d’Enercoop, le seul fournisseur d’énergie 100 % renouvelable en France. Au moment de l’ouverture du marché de l’énergie, il a décidé de créer cet outil pour promouvoir les énergies renouvelables et l’économie d’énergie. Le but n’est pas de devenir le leader du secteur mais de prouver qu’on peut faire du renouvelable rentable, dans un esprit de service citoyen. “Et c’est parce que nous pensons que l’énergie ne doit pas être un marché comme les autres que nous avons choisi un statut coopératif. C’est la philosophie même du projet. Nous avons aujourd’hui près de 3 000 sociétaires répartis en différents collèges. Consommateurs, producteurs, salariés, collectivités locales, partenaires, et porteurs de projets peuvent s’exprimer grâce à ce statut. Pour nous le frein technique de l’assemblée générale n’existe plus puisque nous procédons par vote électronique. Nous avons d’ailleurs obtenu un quorum de 60 % lors de notre dernière AG.” Un moyen également de faciliter l’ouverture du marché, puisque les sociétaires consommateurs sont garants des prix. A terme, cela pourrait empêcher l’entente des fournisseurs sur les tarifs et contribuer à briser la situation d’oligopole qui existe à l’heure actuelle.
Le manque de crédibilité va de pair
avec le manque d’information
Selon lui, “le manque de crédibilité qui va parfois de pair avec l’univers coopératif ne nous gêne pas, mais il faudrait plus d’information sur ce sujet. Nous y participons en mettant en avant notre statut et en militant en faveur de l’économie sociale.” Sur le volet économique, le PDG d’UTB dénonce un amalgame entre non-rémunération du capital et rentabilité, par manque d’information. “Les coopératives sont des sociétés de personnes et non de capitaux, mais comme n’importe quelle entreprise nous avons l’obligation d’être rentables, au même titre qu’une SA ou une SARL. Nos concurrents sont pour la plupart des sociétés de droit commun et cela ne pose aucun problème. Il existe un manque d’information évident sur ce monde hétérogène des coopératives, où chacun fait de l’économie sociale à sa façon.” Une idée partagée par Caroline Naett : “Les entreprises à statut coopératif sont aussi compétitives et concurrentielles que les autres, insiste-t-elle. Ce sont des sociétés qui fonctionnent bien et qui sont rentables. Au même titre que les autres, la coopérative doit dégager des résultats pour assurer sa pérennité. Il ne s’agit pas de faire de l’altruisme absolu.”
Un statut qui ne peut pas s’appliquer partout
Cependant, si ce statut s’accorde bien au secteur des SAP, ou à l’univers du développement durable, il ne s’adresse pas à l’ensemble de l’économie et ne vise pas à remplacer ou à détrôner le système en place. “Tout projet n’est pas fait pour être monté en coopérative, concède la directrice du GNC. La limite est le besoin en capital au démarrage. Il est évident que le statut coopératif ne convient pas à un projet d’industrie automobile qui nécessite beaucoup d’investissements. La richesse d’une coopérative, ce n’est pas le capital mais l’énergie et le talent des uns et des autres.” Frédéric Massot partage ce constat avec optimisme : “Pour des raisons économiques et d’organisation, l’économie sociale et solidaire ne s’adresse pas à tous les secteurs. Cependant l’une des missions du CJDES est de participer à son développement. Je ne veux pas spéculer sur l’avenir, mais le bilan est assez positif pour l’instant puisque l’apport en terme d’emploi augmente deux fois plus vite dans la branche de l’économie sociale.” En somme, le choix du statut coopératif relève avant tout d’une idéologie. “La question essentielle est : qu’est-ce qui doit présider aux décisions de l’entreprise ?, interroge Frédéric Massot. Pour les mutuelles, les coopératives et les associations, ce n’est pas la maximisation du profit à court terme. Dans notre réseau de jeunes acteurs de l’économie sociale, nous croyons qu’il existe différentes façons d’entreprendre, et nous travaillons pour construire l’économie de demain. Pour nous, l’économie sociale et solidaire est un véritable ascenseur social, un moteur pour la création de cohésion, un retour vers plus d’humanité, des réponses différentes et plus collectives à des besoins et non à un profit personnel. La réalité économique nous rappelle que nous avons besoin de nous trouver dans une société à économie de marché mais pourvue de règles différentes.” Que l’on partage ou non la philosophie coopérative, il faut lui reconnaître le mérite d’apporter quelques réponses aux inquiétudes et à la perte de confiance dues à la crise économique que traverse le système capitaliste. “Certaines coopératives pourraient en faire un élément marketing pour séduire la clientèle, confie Caroline Naett. Mais c’est un argument que ces sociétés ne pensent pas à mettre en avant parce que l’idée même de marketing est contraire à leurs valeurs. L’opportunisme de la communication ne fait pas vraiment partie de l’esprit coopératif.” Dont acte.
3 questions à
Georges Lewi,
professeur spécialiste des marques à la Sorbonne et HEC, auteur
d’un livre sur les coopératives (*)
“Coopérative, un système théorisé pour répondre
à des périodes de crise”
Vous avez écrit plusieurs ouvrages sur le “branding”, pourquoi vous être intéressé à l’univers des coopératives ?
Ce n’était pas ma thématique de prédilection à l’origine, mais je m’y suis intéressé lorsque Coop de France m’a demandé des conseils en communication. C’était en septembre 2008, et en pleine crise économique j’ai découvert un système complètement opposé au capitalisme. L’image que j’en avais jusqu’alors était une image plutôt sympathique. Cela a été un vrai choc pour moi de découvrir que 40 % de l’agroalimentaire en France repose sur les coopératives de producteurs. Plus je travaillais sur ce sujet et plus je pensais à faire connaître ce système. D’où l’idée d’écrire ce livre avec Pascal Perri, qui a apporté son regard d’économiste.
Quelles conclusions retirez-vous de l’histoire des coopératives dont vous parlez dans votre livre ?
Nous sommes remontés à l’origine de ce système que l’on peut situer au XIXe siècle sous la forme et avec les valeurs que nous lui connaissons aujourd’hui, mais qui plus globalement peut être associé à des pratiques agricoles qui existaient déjà au Moyen Age. En résumé, il s’agit d’un système théorisé mis en place pour répondre à des périodes de crise, et pour défendre les gens qui y travaillent. C’est un système d’équilibre qui répond à une logique, à un moment donné. Mais qui de façon générale a toujours existé dans le monde agricole.
Quels reproches et quelles louanges peut-on faire aux coopératives ?
Le fonctionnement démocratique peut être un frein pour entreprendre, mais il est plus sûr, il présente moins de risques pour ceux qui en dépendent. Dans le monde agricole, cela ne pose aucun problème car les acteurs sont habitués aux temps longs, à travailler avec les saisons. Le plus remarquable est que dans ce système celui qui a un hectare a la même voix que celui qui a 200 hectares. Alors évidemment ce n’est certainement pas la réponse à tout, mais grâce au système coopératif l’économie financière rejoint l’économie réelle. Avant l’ère financière, l’économie fonctionnait comme cela. C’est la titrisation qui a dérégulé le marché. Le principal point négatif pour moi reste le mille-feuille juridique qui s’est accumulé depuis un siècle. Chaque secteur a pris un peu ce qu’il lui fallait, et aujourd’hui il manque peut-être un peu de socle commun. S.N.
(*) directeur du BEC Institute et co-auteur avec Pascal Perri, du livre “Les Défis du capitalisme coopératif : ce que les paysans nous apprennent de l’économie”, Pearson, 2009.