L'éditorial
L'éditorial
Couple à deux Un hyper président et un Parlement renforcé, mais dans le même temps, un chef de gouvernement et ses ministres affaiblis. Et donc un appareil d'Etat cacophonique, comme le montre l'analyse ci-contre. |
Les ménages à trois ne fonctionnent pas longtemps (quoique les avis puissent diverger sur ce dernier point...).
N’est-il pas temps de trancher entre un régime parlementaire et un régime présidentiel ? De placer directement les ministres de plein droit sous l’autorité du Président, et de les doter ainsi d’un pouvoir et d’une qualification réels.
A l’heure où les enjeux et les problématiques que chacun doit résoudre nécessitent une plus grande technicité et un meilleur professionnalisme. Et de fait, accepter la suppression de la fonction de Premier ministre, qui fait double emploi avec celle de Président.
En d’autres termes, poursuivre la réforme de la Constitution et disposer désormais d’un Parlement fort et d’un gouvernement fort, sous l’autorité d’un Président légitimé, lui aussi, par le suffrage universel. Mais dont les pouvoirs seraient par là même rééquilibrés pour éviter tout risque de “position dominante”.
Cela s’appelle un régime présidentiel. En d’autres mots, un couple à deux, plutôt qu’un ménage à trois.
Et si la première véritable réforme était celle-ci ?
Henri J. Nijdam
P.S. : Comme vous pourrez le constater dans les pages suivantes, nous avons décidé cette année d'un palmarès peu banal pour cette 34ème édition du "Prix du Manager de l'année". En une période, espérons-le de post-crise, il nous est apparu plus que jamais nécessaire de primer, au delà de la compétence et du tempérament, deux valeurs essentielles pour Le nouvel Economiste, la transcendance et le "Vivre ensemble".