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Pour contextualiser
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L’humour en entreprise, pour renforcer son Q.E (quotient émotionnel). L'intensité du stress en entreprise, la dégradation du climat, les tensions qui minent les relations humaines représentent une belle collection de faits démontrant la détérioration de la situation dans les usines et bureaux. Responsable ? Bien évidemment la crise économique. Le management soudain durci ne devait-il pas prendre sa part de responsabilité ? |
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Justement, un professeur de la prestigieuse université de Bocchoni, Marco Sampietro, vient de publier une thèse détaillant les performances surprenantes que l’humour permet d’obtenir. Par Patrick Arnoux |
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Non, il ne s’agit pas d’une blague. Mais d’une des plus sérieuses études d’un professeur de la prestigieuse université de Bocchoni aux conclusions aussi indiscutables qu’inénarrables : l’humour améliore les performances des entreprises. Bref, le rire dans les bureaux aurait une incidence positive sur l’Ebitda et les moqueries légères sur le chiffre d’affaires ! En cette période tendue où l’intensité du stress des salariés provoque des drames humains particulièrement douloureux, où la situation économique de certains groupes et PME provoque la colère, voire la révolte des salariés menacés, brandir le rire comme adjuvant du management peut ressembler à de la provocation. Et pourtant.
S’amuser au travail ne paraît guère sérieux. Les conséquences en ont pourtant été étudiées par le professeur Sampietro dans le cadre du programme de doctorat à l’Université de Brême, en Allemagne. Sa thèse “Humor in International Project Teams” révèle que “le leadership n’est pas affaibli par l’utilisation de l’humour, mais renforcé. Il apparaît que les dirigeants capables d’obtenir le meilleur de leurs collaborateurs savent être drôles. Bien au-delà d’amuser la galerie, ces dirigeants créent une ambiance de travail réduisant dans le même temps le stress. L’humour est également un allié précieux dans la gestion des conflits.” En quelques dizaines de pages, les bienfaits de la bonne humeur et de son responsable sont passés au crible. Avant que ce “dopant” souriant des performances collectives ne se généralise, il faudra néanmoins que l’entreprise fasse sa révolution.
Pour de multiples raisons fort compréhensibles, celle-ci est actuellement bien davantage un “tue- l’humour” que le lieu de toutes les facéties verbales ou écrites. L’esprit de sérieux est tellement rassurant. De la communication “corporate” aux informations internes, une rationalité impeccable borde toute expression jusqu’à l’irréalité de cette fameuse langue de bois qui sonne de plus en plus souvent creux. Par crainte d’irrévérence, d’irrespect, de provocation ou même de dérision, la vérité a déserté ces documents compassés, aux formes flatteuses autant que ritualisées mais si étrangères à cette vraie vie que n’importe quel salarié retrouve quotidiennement sur son écran Internet. Et quand il est mécontent, il ne peut s’exprimer dans des supports par trop aseptisés. Alors il joue de blogs collectifs pour exprimer sa colère. “C’est la lutte blogale”, titraient joliment les Inrockuptibles en faisant l’inventaire de ces expressions “libérées”. Venues du coeur des entreprises, elles sont une soupape de mécontentement.
Cela serait en train de changer grâce à une nouvelle génération de dirigeants : “Les entreprises, notamment celles du CAC 40, sont pilotées par une nouvelle génération de dirigeants. Celle qui est capable de casser les codes, de prendre ses distances avec ces approches trop rationnelles pour faire place à davantage d’affect et d’émotion dans l’entreprise. Les discours anciens, la communication d’hier est devenue inaudible. C’est tout le propos de mon dernier livre* où j’explique avec Christophe Haag que le Q.E (quotient émotionnel) est plus important que le quotient intellectuel. L’humour est fédérateur et universel, comme l’a prouvé Coluche ; jusqu’à présent il était cantonné à la seule publicité mais cela est en train de changer. Se moquer avec tendresse détend l’atmosphère. La mobilisation du cœur passe par l’humour et améliore très sensiblement le management”, explique Jacques Séguéla.
Le piteux rituel du “ice breaking”
Certes, la publicité fut longtemps le seul espace de l’entreprise à admettre ces remises en cause bousculant le sérieux ambiant. Arme efficace de séduction du chaland, mais tellement redoutée quand elle se retourne contre les dirigeants. A quelques exceptions près. Le rituel de l’“ice breaking” qui contraint systématiquement à démarrer un exposé par un joke fait partie des “best practices” usées jusqu’à la corde.
“J’aime rire, mais c’est plus délicat en France qu’aux Etats-Unis. Certes là- bas, c’est un exercice relativement convenu, on enseigne la “best practice” du “ice breaking”. Un manager démarre toujours son intervention en public par un joke.” Et à l’université, un professeur qui n’utilise pas l’humour aura de grandes difficultés à s’imposer. C’est souvent un bon baromètre de confiance. Outre-Atlantique, la situation dans la vie professionnelle me semble plus détendue. Mais l’humour “cette pro-preté morale et quotidienne de l’esprit”, selon Jules Renard, n’est pas universel : mes cours à des élèves de plusieurs nationalités me permettent de faire des comparaisons. J’ai déjà remarqué que les Asiatiques, plus particulièrement les Thaïlandais, ne sont absolument pas sensibles au second degré. Question de culture ou de forme d’esprit. Mais aux Etats-Unis un PDG ou un manager qui coache une équipe doit la faire rire, cela fait partie de son leadership. “Ainsi à un manager qui s’affichait à la cantine dans une tenue hors de situation, son patron l’a épinglé en public d’un “vous partez à la chasse ?”, histoire de lui faire comprendre ainsi qu’à l’ensemble des équipes qu’il avait transgressé le dress-code. Dans ce grand laboratoire, on revendique haut et fort la rock’n roll attitude”, raconte Alen Rozen, professeur au MBA de L’ENPC.
Certes la bonne humeur se décline parfois comme mode majeur de management dans des boîtes aussi “funky” qu’Apple, Yahoo ou Google. Afin d’optimiser l’implication, tout est prévu — baby-foot, massages et conciergerie —, mais les codes de l’humour demeurent assez différents. Obstacles d’ailleurs grandissants avec une collection de compétences internes de plus en plus multiculturelles.
Point trop n’en faut
“Mon expérience dans le consulting m’a permis d’observer que les Canadiens et les Américains avaient une vision quelque peu angélique de l’humour. Une dimension du comportement beaucoup plus sociale que psychologique”, observe Sybil Persson, directrice de l’école de coaching de ICN Business School. “Conséquence, les vertus sont bien plus grandes pour une équipe de travail que pour un manager isolé. Si ce dernier a du talent, du charisme, trop d’humour pourrait au contraire le discréditer. Certes, il est dans les usages de sacrifier aux “jokes”, cela relève des us et coutumes culturelles et avant tout des pratiques sociales dans la mesure où cela peut contribuer à améliorer l’ambiance globale. Tout est question de dosage. Trop de plaisanteries vont vite écorner l’image de sérieux du manager, avec les effets contre-productifs que l’on peut imaginer. Bien dosé, l’humour renforce le sentiment d’appartenance. Il agit comme correctif social et on s’aperçoit bien vite que c’est une notion très culturelle. En fait, l’humour intervient à trois niveaux : psychologique, socio-culturel et cognitif. En effet, de nombreuses études prouvent qu’il favorise la créativité, à condition bien évidemment de ne point en abuser. L’humour, c’est comme le sel, point trop n’en faut.” Encore faudrait-il s’accorder sur les qualités du “bon” humour face aux défauts du mauvais. Distinguer l’expression corrosive et destructrice – l’ironie grinçante ou remarque qui casse – du trait d’esprit arrachant un sourire bienveillant. L’outil est aussi utile lors d’un conflit : le message passe mieux avec un peu de distance qu’avec une agressivité directe et blessante.
“L’humour démontre également son efficacité dans la négociation : une proposition a plus de chances d’être entendue si elle est formulée de façon humoristique. Enfin, il est source de créativité, de résolution des problèmes car il améliore temporairement la capacité de construire des associations mentales inhabituelles”, ajoute le professeur Marco Sampietro. La plupart de ses collègues spécialisés en management partagent d’ailleurs cette analyse. Pointant même au passage les risques et menaces d’une opposition trop forte à ces manifestations de bonne humeur : “Eradiquer l’humour est contre-productif pour les managers : il est partout, dans l’Eglise, les organisations, les institutions. C’est une forme de communication utilisée astucieusement pour résister à certaines pressions. A la limite, on a autant besoin de ce rite social que de respirer, puisqu’il contribue tant à nous rendre humains et à faire passer des messages difficiles, à minimiser les risques de confrontation ou à dégonfler de potentiels conflits. Toutefois, les différences culturelles peuvent provoquer quelques déconvenues si on ne contrôle pas bien son impact. Bien utilisé, l’humour permet de rendre les salariés plus solidaires pour travailler ensemble. Cela représente un espace de liberté qui développe l’envie de travailler au quotidien”, constate Grant Michelson, directeur de la recherche à Audencia Nantes Ecole de management. Point de vue loin d’être partagé par Florian Sala, professeur au Céram ESC Lille, qui livre une analyse autrement plus sévère : “La vie dans le monde du travail s’est singulièrement dégradée, on ne rigole plus et même si certaines entreprises comme Carrefour promettent le bonheur, le manque d’humour est généralisé. Ces organisations sont bien loin du “gai savoir”. Dans cette ambiance anxiogène, on s’accroche alors à de nouvelles recettes de management de façon désespérée, inconsciente, utilisant l’humour : tout le monde applaudit à la blague du patron, cela ne va pas très loin. Cela me paraît tragique et relever de l’exercice hystérico-narcissique. Situation tragique et résultat plutôt négatif. L’humour s’est singulièrement appauvri et crispé depuis quelque temps avec la multiplication de tabous à fortes charges émotionnelles. Le champ est de plus en plus réduit : nous vivons une régression majeure. Ce qui n’a fait que renforcer la langue de bois. Beaucoup d’interdits relèvent de l’inconscient collectif. Le vrai humour est un acte politique qui touche ce qu’il y a de plus enfoui. Mettre le doigt là où cela fait mal, c’est un révélateur grinçant.” Radios et télés ont adopté l’humour et leurs plus ou moins grinçants porte-parole sont comme les palpeurs d’une société exaspérée par les apparences, les discours en toc, les comportements provocants, les écarts inacceptables. La thérapie du sourire griffe de son indignation hygiénique les excès et débordements des politiques. Ce traitement est-il adapté à l’entreprise ?
Terra incognita pour l’humour, elle devra faire de sérieux efforts pour adopter cet efficace outil de management. Trier le bon grain... de l’autre, mais comment le réguler ? Imposer la pratique du bon, condamner le mauvais ? Faire la police parmi les traits d’esprit et autres manifestations d’esprits libérés ? La subjectivité risque bien vite de rendre l’exercice des plus complexes.
Le conseil en humour
Serge Grudzinski,
consultant en management, créateur d’Humour Consulting Group.
“L’enthousiasme est souvent éliminé par l’excès d’esprit de sérieux”
“En 1993, quittant l’univers feutré du conseil en direction générale, je décide de faire rire les entreprises. Et je découvre qu’elles adorent cela. Je m’en doutais car mon expérience d’homme de spectacle m’a fait connaître la puissance de l’humour. Mais surtout, ce que les entreprises m’apprennent, c’est que rire d’elles-mêmes leur est très utile. Il fallait le faire pour s’en convaincre...” Polytechnicien, Serge Grudzinski, passé par les plus grands cabinets de consulting, a créé “Humour Consulting Group”. Depuis 14 ans, il a fait du rire son fonds de commerce et son expertise.
“L’important, c’est de donner du bonheur et, depuis Socrate, on sait bien que le rire est le propre de l’homme. L’entreprise est un univers complexe qui va souvent à l’encontre de l’humain. L’enthousiasme est souvent éliminé par l’excès d’esprit de sérieux et cela limite les performances des individus. Une bonne façon de réhumaniser l’entreprise est d’y introduire de l’humour. Mission complexe qui réclame des talents particuliers mais qui vaut la peine quand on constate les vertus du “rire partagé”. Non seulement le rire a l’avantage d’être universel — voir le succès permanent de Coluche — mais encore il permet une restitution très percutante de la réalité de l’entreprise. Nous réalisons un audit du changement de l’entreprise. Puis nous projetons cette radiographie des situations et des problématiques avec un humour positif. Bien au-delà de la simple rigolade, je favorise les processus de deuil, je diminue les peurs, je soulage les plus grands stress, j’explique le changement et, finalement, je suscite un enthousiasme parfois délirant. Notre expérience dans tous les secteurs d’activité, en France et à l’international, nous montre que, dans l’univers professionnel, les comportements sont proches, des Américains aux Chinois en passant par les Européens. Mais l’humour est un langage et il existe une grande variété d’humours. J’utilise un humour bienveillant et fédérateur, jamais moqueur ni blessant, qui transforme considérablement les rapports entre les gens, les rapproche et crée un enthousiasme partagé. C’est une démarche complexe mais très efficace.” P.A.
Le bon et le mauvais humour
Marco Sampietro,
professeur à SDA Bocconi.
“Tu oses m’interrompre pour cette bêtise ?”
Pourquoi les entreprises sont-elles des “tue-l’humour”?
Le sérieux est considéré comme une attitude à “risques mineurs”. Si un manager adopte une attitude humoristique et permet à ses collaborateurs de communiquer de la même façon, et qu’ensuite un projet échoue, on sera tenté de lier cet échec à la perte de temps causée par le “rire général” (sous-entendu : ils auraient mieux fait de travailler que de passer leurs journées à rigoler). Une ambiance sérieuse au contraire ne risque pas d’être jugée de la même façon, la cause de l’échec ne sera pas attribuée au sérieux.
Pour résumer, le sérieux est une attitude qui éloigne les doutes sur nos bonnes intentions et sur notre implication. Or, l’humour ne transforme pas des mauvaises entreprises en excellents lieux de travail, mais il est capable de rendre l’ambiance plus positive sans affecter le niveau de performance. Au contraire, une bonne dose d’humour ne peut qu’améliorer les prestations.
Y a-t-il un bon et un mauvais humour ?
Oui, tout à fait. Il faut analyser l’humour sous trois points : quantité, temps et durée et enfin contenu. Comme dans toute manifestation humaine, l’excès n’apporte aucun bénéfice. Une heure de blagues qui fusent n’est presque jamais tolérée. Si un collègue est en train de lire un document très complexe, l’interruption humoristique peut être mal perçue. L’interruption bénéfique intervient quand on se retrouve dans des situations difficiles où l’on n’arrive pas à convaincre un interlocuteur, où le ton devient plus tendu. C’est dans ces contextes que l’humour peut servir à faire retomber la tension. L’interruption humoristique inappropriée peut même être considérée comme bien plus grave qu’une interruption au contenu sérieux, puisque la personne dérangée pourrait ainsi réagir : “tu oses m’interrompre pour cette bêtise ?” Dernier élément : en théorie, on peut rire de presque tout, le problème vient plutôt de l’interlocuteur : apprécie-t-il l’humour sur ce sujet ? Il y a des thématiques telles que la politique, la sexualité, la religion, la différence de genre qui peuvent conduire à des situations embarrassantes. Heureusement, l’humour permet d’opérer une sorte de retour en arrière car il est possible de rétablir (partiellement) la situation en déclarant qu’il ne s’agissait que d’une blague dénuée de but offensant. P.A.
Avis croisés
“L’humour, un bon outil de management ?”
Jacques Chaize,
président de l’APM (Association pour le management).
“La meilleure solution consiste pour le dirigeant
à faire de l’humour à son détriment”
Le poisson pourrit par la tête, l’humour doit être insufflé par le dirigeant. Pour une raison simple : derrière le processus, l’organisation, les modes opératoires austères, l’humour vient opportunément rappeler qu’il y a toujours le facteur humain. Il permet justement de passer la barrière du conventionnel qui donne bien souvent à la communication cet aspect déshumanisé. Bien évidemment, il faut distinguer le bon humour de celui qui détruit, agresse, attaque et critique sans la moindre mesure. La meilleure jauge est obtenue dans une entreprise multiculturelle comme la mienne, tant la pratique de l’humour y est difficile. La meilleure solution consistant pour le dirigeant à faire de l’humour à son détriment. En faisant rire de soi, les risques sont plus que limités, l’exercice est moins difficile. Seule difficulté : les gens sont inégaux face à l’humour ! Mais l’on voit mal quel type de dérégulation l’entreprise pourrait imposer aux salariés : des figures libres et des figures imposées ? Cela n’est pas imaginable. C’est donc qu’on le veuille ou non une inégalité qui différencie les gens.
Hervé Laroche,
professeur au département Stratégie, Hommes et Organisation de l’ESC Europe.
“Choquante, cette nouvelle attitude sociale
obligeant à être drôle, jusqu’au stéréotype”
Dérangeant, subversif, l’humour qui contribue à bâtir les réputations échappe à toute organisation. Même s’il améliore de façon efficace à la créativité. Mais ce qui me frappe actuellement le plus, c’est cette nouvelle attitude sociale obligeant à être drôle, jusqu’au stéréotype. De cette mode de la moquerie généralisée, cette obligation de tourner tout en dérision, jusqu’à mettre sur le banc d e touche ceux qui ne rentrent pas dans le jeu en les transformant en pisse-vinaigre. Simultanément, les directions de la communication font régner l’ordre en contrôlant l’esprit de sérieux dans toutes les formes d’expression de l’entreprise, jusqu’à en faire un univers très formalisé. L’humour étant une manifestation de la souffrance, d’une certaine distance ironique, il devient souvent une soupape difficile à supporter. Une fonction sociale faisant partager dans la complicité une situation éprouvante. Les frontières ne sont d’ailleurs pas claires dans cet univers très formaté. C’est très comparable à la situation d’un professeur qui n’est pas drôle : un handicap qui peut avoir des effets ravageurs auprès de ses élèves. Le rire agit comme une catharsis et permet de faire sortir beaucoup de choses dans une organisation.
Luc de Brabandère*,
directeur associé du Boston Consulting Group.
“Le rire est un bon indicateur de créativité”
Il faut absolument distinguer l’humour aux vertus positives pour toute organisation, de l’ironie qui a des effets négatifs. C’est une arme qui peut être destructrice, alors que l’humour crée du lien, rapproche les gens et favorise la créativité. Un service dans lequel on rit est certainement beaucoup plus créatif qu’un autre où règne le sérieux. C’est là que l’on trouvera les idées nouvelles. Le rire est un bon indicateur de créativité. Tandis que l’ironie est à manier avec précaution. Tout est une question de ton. Mais les entreprises peuvent très bien avoir une stratégie volontariste vis-à-vis de l’humour. C’est une bonne façon de remettre en cause le discours officiel en proposant un regard décalé.
*auteur de “Petite philosophie des histoires drôles”
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